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LE MONDE | 26.06.09 |
Après chaque défaite, le temps de l'incantation revient et les socialistes psalmodient "rénovation, révolution, refondation", autant pour effacer leurs erreurs passées que pour se protéger d'un
avenir qu'ils ne parviennent plus à préparer. Nos fautes et nos insuffisances sont pourtant d'autant mieux connues qu'elles sont collectives : les divisions jusqu'à l'absurde, la confrontation
permanente des ambitions, les postures individuelles qui empêchent les positions communes et, partant, le manque de travail, d'imagination et de courage pour renouveler notre vision du monde et
nos propositions. Seule une terrible surdité pourrait nous empêcher d'entendre le message de ces élections européennes : nos comportements exaspèrent les Français, qui exigent de savoir de quel
projet nouveau et enthousiasmant les socialistes sont porteurs. Ils nous ont intimé l'ordre de changer, et vite. Sans ce sursaut, nous ne susciterons même plus l'énervement de nos concitoyens,
nous les laisserons indifférents. Comme souvent dans les cas de dépression profonde, il n'y a pas d'explication unique. Au-delà de la crise d'identité de la social-démocratie européenne, le PS
français reste [...]
Chers camarades,
Les électeurs nous ont envoyé un sévère avertissement, et de cette défaite électorale, je prends ici toute ma part de responsabilité, sans chercher à m'en exonérer.
Le résultat est d’autant plus dur en Île-de-France que Benoît Hamon n’est pas élu, et c’est pour moi le plus grave de nos échecs. Je voudrais lui rendre hommage pour la campagne qu’il a menée,
pour son engagement total dans cette bataille, et pour le travail qu’il fait pour le Parti socialiste chaque jour. Mais je veux aussi penser à cet instant à toutes les batailles, à toutes les
campagnes que nous allons mener ensemble autour de toi, Benoît, dans les prochaines années, car nous avons besoin de toi plus que jamais pour redonner de la vigueur au Parti socialiste.
Chers camarades, nous devons changer.
Nous ne devons plus jamais avoir à refaire campagne dans ces conditions. Pour cela, nous devons commencer par entendre ce que nous ont dit les électeurs : arrêtez
vos divisions, arrêtez vos querelles de personnes.
Nous avons payé Reims, mais aussi ce qui s’est passé depuis : des déclarations, des attitudes qui nous nuisent collectivement. Les divisions permanentes sont
graves, car elles [...]
La crise économique est au cœur de l'Europe. Brutalement, c'est tout un système qui a implosé, ce capitalisme financier livré à lui-même et fondé sur la recherche massive et immédiate du profit.
Pour des millions d'Européens, confrontés au chômage et à la précarité, l'impact social est terrible. Dans ce contexte si tourmenté, disons-le nettement : l'Europe n'a pas été à la hauteur. Ni sur
le plan social et économique, ni dans l'affirmation de ses propres valeurs.
Au cours des cinq années précédentes, c'est un fait, aucun acte significatif n'a été posé, qui aurait armé l'Europe face à la récession actuelle. Historiquement, pourtant, sous l'impulsion de
Jacques Delors, s'étaient concrétisées des synergies aussi considérables que la solidarité entre régions européennes, les programmes Erasmus ou la mise en place des comités d'entreprises
européens. Mais là, rien, panne absolue du modèle social européen !
Résultat : nul plan de relance concerté, nul dispositif pour soutenir, par exemple, le secteur automobile européen et le réorienter vers la voiture de demain. Et les pays de l'Est ? Certains, au
bord de la faillite, se tournent aujourd'hui vers le FMI, car l'Union européenne n'a jamais [...]
Monsieur le Premier
Ministre,
Depuis 1966, la France a quitté les structures militaires de l'OTAN tout en restant membre des instances politiques de l'Alliance Atlantique. La France est restée
amie des Américains, sans leur être subordonnée.
Cette position originale, confirmée par François Mitterrand en 1981, fait consensus dans notre pays depuis 43 ans. Elle a permis de garantir la crédibilité de notre dissuasion nucléaire et de
préserver notre autonomie de décision diplomatique et militaire.
Elle ne nous a pas empêché de faire participer nos forces à certaines opérations militaires de l'OTAN ni d'obtenir, au Kosovo, un droit de regard sur les frappes aériennes.
Enfin et surtout, la France a joué un rôle, très utile, de pont entre l'Alliance et les pays non-alignés, en Asie, en Afrique, dans le monde arabe. La rupture que le Président Sarkozy veut
imposer nous fera perdre la position originale et privilégiée qui est la notre et ne nous fera rien gagner, au contraire.
Car vous n'avez exigé aucune réforme de l'OTAN, vous n'avez obtenu aucune garantie, aucune contrepartie.
La défense européenne, qui n'a fait aucun progrès réel ces dernières années, en sera [...]
Présentation de l'audition de Bertrand DELANOE, maire de Paris, par la commission Balladur.
"Paris Métropole : une nécessité incontestable, une dynamique engagée Bien avant 2001, j’ai acquis la conviction que le développement de Paris, le maintien de son rang de métropole mondiale
ne pouvait se concevoir qu’en regardant au-delà du périphérique. Les destins de Paris et de son agglomération sont liés. Les habitants, comme les entreprises, ont depuis longtemps aboli les
frontières administratives : chaque jour 900 000 Franciliens viennent travailler à Paris et près de 300 000 Parisiens font le chemin inverse. L’avenir de Paris se joue donc à la fois sur son
territoire propre et plus largement dans son imbrication avec les dynamiques territoriales et dans sa relation aux grands pôles de l’Ile-de- France et du Bassin Parisien. (...)"
voir l'audition : ici
Communiqué du Parti socialiste
Le Parti socialiste soutient le mouvement de grève des enseignants engagés ce jeudi 20 novembre pour la défense de l’Ecole publique et laïque.
Les décisions du gouvernement Sarkozy-Fillon-Darcos menacent directement l’avenir des enfants : après la suppression de 11 500 postes en 2008, ce sont 6 000 suppressions de postes
qui sont annoncées dans le premier degré pour la rentrée 2009, 13 500 au total dans l’Education nationale.
En diminuant de 3 000 le nombre de postes au concours de recrutement des professeurs des écoles alors que les écoles maternelles et élémentaires scolariseront 20 000 élèves
supplémentaires, en supprimant 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui aidaient les élèves en difficulté, le gouvernement prend la lourde responsabilité d’aggraver les inégalités.
Les suppressions annoncées de postes spécialisés E et G vont notamment priver 150 000 élèves d’aides spécialisées et de nombreuses écoles de toute intervention de maîtres
spécialisés. Cette mesure conduira de fait à la suppression des RASED en 3 ans.
Ces décisions [...]